A propos de ses travaux

Les travaux de Lakhowsky

Dans les années 1920, un physicien et biologiste français, Georges Lakhowsky, a été l'un des premiers à étudier les relations entre les radiations cosmiques et les phénomènes vitaux. Il fut en quelque sorte le précurseur de la géobiologie scientifique moderne. À travers ses livres et de nombreuses communications à l'Académie des sciences, qui parurent dans les journaux scientifiques, il construisit sa théorie selon laquelle les rayonnements cosmo-telluriques avaient une influence, bonne ou mauvaise, sur la vie.

Ses recherches commencèrent avec l'étude de l'instinct animal. On s'est toujours interrogé sur l'incroyable faculté d'orientation des pigeons voyageurs, ou sur la capacité de certains oiseaux à s'orienter dans l'obscurité.

Un autre cas étonnant est celui des lemmings des régions scandinaves, qui émigrent des montagnes de Norvège vers la mer, à l'approche de l'hiver, par groupes de plusieurs milliers, en suivant toujours la ligne droite, même s'ils doivent contourner des obstacles. Comment ces animaux trouvent-ils leur chemin ? Les naturalistes n'ont jamais su répondre à cette question troublante, sinon en évoquant un mystérieux « instinct »

Lakhowsky ne se contentera pas de cette pseudo-explication et il va développer une théorie très ingénieuse. Un jour, à Paterna, près de Valence en Espagne, il assista à un phénomène de la plus haute importance. Des pigeons avaient été lâchés, mais les oiseaux décrivaient des cercles en l'air, sans réussir à trouver leur direction. Or, à peu de distance se trouvait une station radiotélégraphique en train d'émettre. La désorientation des volatiles cessa dès que la station eut terminé ses émissions. L'expérience fut répétée à plusieurs reprises avec le même résultat. Cette observation fut le point de départ de l'explication avancée par Lakhowsky.

Des recherches scientifiques ultérieures ont montré que la vie exploite l'électricité et le magnétisme depuis longtemps.

Par exemple, on sait aujourd'hui que les racines des plantes possèdent, au niveau de la coiffe (extrémité de la racine), une partie sensible à la gravité leur permettant de pousser dans le bon sens pour s'enfoncer dans la terre afin d'y trouver de la nourriture.

Les fourmis, quant à elles, ont leur organe de Johnston, constitué de petits canaux crâniens remplis de particules sensibles aux champs magnétiques terrestres, qui leur permet de se situer par rapport à ces champs magnétiques et de s'orienter.

Il existe en chaque être vivant des champs électriques extrêmement complexes et subtils qui imprègnent les tissus, les muscles, les os, les cellules. Ces champs interfèrent avec ceux qui sont présents dans l'environnement. L'existence de ces champs électriques a été découverte par la science officielle durant les années 1940-50. Ils sont présents dans les êtres humains mais aussi chez les animaux, les végétaux, et également dans le protoplasme. On les appelle les champs V, des champs bioélectriques et électrodynamiques qui sont caractéristiques des êtres vivants. La Terre elle?même est un réseau inextricable d'énergie électrique, et
son champ magnétique est rendu encore plus complexe par les minéraux, l'eau, les roches, et aussi par les structures artificielles humaines. Tous ces champs interagissent d'une façon extrêmement complexe, et les formes vivantes sont affectées physiquement et mentalement par ces interactions.

On sait également que les poissons étaient autrefois anatomiquement bâtis pour agir comme des détecteurs de charges de dispersion. La grande majorité des requins, raies et chiens de mer possède des petites ouvertures cutanées de canaux, disséminées sur la tête et autour des mâchoires. Ces canaux se regroupent sur le nez, sous l'oeil et l'extrémité de la mâchoire inférieure, et forment ainsi des amas cellulaires sensoriels que l'on appelle les ampoules de Lorenzini, du nom de l'anatomiste italien qui les décrivit au siècle dernier. On s'est longtemps interrogé sur l'utilité de ces capteurs, et il fallut attendre 1962 pour découvrir que l'on avait affaire à l'une des structures les plus électrosensibles jamais trouvées.

Les expérimentations ont mis en évidence la capacité de la raie bouclée d'être sensible à une variation de voltage de 0,01 microvolt, ce qui signifie qu'elle peut détecter un champ électrique plusieurs milliards de fois plus faible que celui produit par le courant domestique que nous utilisons.

Les poissons marins engendrent un courant et des gradients de potentiel de basse fréquence, alors qu'ils se déplacent dans l'eau salée et que celle-ci traverse leurs branchies. Ces champs sont détectables à distance, comme l'a prouvé une série d'expériences portant sur la roussette. Celle-ci peut déceler un carrelet enfoui sous plusieurs centimètres de sable, la nuit, en eau trouble. On aapporté la preuve que les repères de la roussette sont bien de nature électrique, en enrobant des carrelets dans de l'agar-agar (une gélatine à base d'algue) qui laisse passer le courant électrique mais dissimule le poisson à la vue, à l'ouïe et à l'odorat. Les expériences ont clairement montré que les roussettes localisaient facilement les poissons isolés dans le bloc de gélatine, mais qu'elles ne décelaient pas la présence de morceaux de carrelets morts placés dans les mêmes conditions : les roussettes n'étaient attirées que par le champ électrique généré par les poissons vivants. Par la suite, on découvrit qu'une feuille de polyéthylène avait la propriété de protéger le carrelet vivant de la voracité des roussettes. La Marine américaine a mis à profit cette découverte pour tester des protections contre les requins, constituées de sacs en polyvinyle dans lesquels les marins naufragés peuvent se glisser. Une autre constatation s'est dégagée des expériences menées sur les roussettes : quand un poisson traverse le champ magnétique terrestre en nageant d'ouest en est, il joue le même rôle que le disque de cuivre de Faraday du premier générateur électrique: il engendre un courant électrique qui traverse le poisson, et induit un champ électromagnétique détecté par ses ampoules de Lorenzini. C'est-à-dire que la roussette, en se déplaçant, acquiert un compas électromagnétique qui lui permet de s'orienter non seulement par rapport à ses propres détecteurs, mais aussi en fonction des champs produits par les courants océaniques qui interfèrent avec le champ magnétique terrestre.

De nombreux animaux agissent de même. Ainsi, en 1975, Richard Blackmore, de l'université du Massachusetts, découvrit que les bactéries possèdent une sensibilité magnétique, et qu'elles se servent de la déclinaison du champ magnétique terrestre pour se diriger, luttant contre les mouvements aléatoires des molécules d'eau autour d'elles et se dirigeant vers la riche vase des fonds. C'est grâce à cette faculté que les micro-organismes en bâtonnets se déposent toujours en direction du nord magnétique sur les lames des microscopes.

Grâce au microscope électronique, on a pu montrer que ces micro-organismes contiennent des microcristaux de magnétite, matériau ferreux sensible aux champs magnétiques. De semblables magnétites ont, depuis, été découvertes dans l'estomac des abeilles, dans les os du crâne de certains poissons migrateurs, etdans les sinus et la partie supérieure des coussinets plantaires des chats. C'est également le cas pour les pigeons qui possèdent entre la paroi du crâne et le cerveau, sur le côté droit de la tête, un infime dépôt de ferritine magnétique, qui est une protéine capable de fixer le fer.

Des recherches menées à l'université de Lund, en Suède, ont encore montré que même si les oiseaux naissent dotés de ce compas naturel, ils doivent l'étalonner eux-mêmes. Des oisillons gobe-mouches noirs ont été placés, durant les douze premiers mois de leur vie, dans des nids fermés garnis de bobines de Helmholtz faisant subir au champ magnétique une rotation de 90°, de telle sorte que le nord magnétique était devenu pour eux l'est.

Lorsqu'on les replaça sous l'influence magnétique naturelle, ils ignorèrent les repères visuels et s'envolèrent dans une direction perpendiculaire à leur route migratoire traditionnelle, conformément au champ magnétique déplacé dans lequel ils avaient été tenus au début de leur existence. Ils n'étaient plus capables de s'orienter correctement. Sans intervention humaine, les malheureux oiseaux seraient morts quelque part dans les régions glacées de l'Atlantique Nord (les gobe-mouches nidifient en Europe du Nord, mais ils émigrent pour passer l'hiver en Afrique tropicale).

Ces quelques exemples nous montrent à quel point l'utilisation du magnétisme est une chose naturelle pour beaucoup d'animaux. Pourquoi n'en irait-il pas ainsi pour l'être humain?

On sait aujourd'hui, grâce entre autres aux travaux du professeur Yves Rocard, que les êtres humains perçoivent le champ magnétique terrestre (ce qui explique d'ailleurs les mouvements de la baguette de sourcier et les oscillations du pendule). On sait aussi que les êtres vivants possèdent un champ bio?électromagnétique, que l'on appelle l'aura.

Cependant, la théorie de Lakhowsky va plus loin: selon elle, tous les êtres vivants non seulement émettent des radiations, mais sont également capables, à de très rares exceptions près, de recevoir et de transmettre des ondes. La faculté d'orientation des animaux serait donc le résultat de l'émission et de la réception des ondes électromagnétiques et des ondes cosmiques.

Ainsi, avant l'heure, Lakhowsky avait prévu l'existence de l'aura (scientifiquement parlant) et la faculté de perception du champ magnétique. Continuant sur sa lancée, il décrivit la cellule, élément constitutif des tissus animaux et végétaux, comme un circuit oscillant naturel doué d'une longueur d'onde déterminée et très courte.

De fait, la cellule est constituée du protoplasme entouré de la membrane cellulaire. Dans le protoplasme se trouve le noyau qui est formé d'un filament tubulaire contenant le liquide conducteur enveloppé dans une substance chromatique isolante. Voilà qui ressemble fort au circuit oscillant de Hertz. C'est un véritable circuit électrique doué de self-induction et susceptible d'osciller et de résonner à une fréquence très élevée.

La bobine d'induction est constituée par la spire que représente le filament du noyau, le condensateur est formé par la capacité entre les deux extrémités du filament lui-même.

Lakhowsky en déduit que la vie est constituée par des oscillations de cellules, et donc qu'elle naît de la radiation puis qu'elle continue à être liée à la radiation. C'est l'harmonie des vibrations cellulaires qui assure des fonctions vitales normales. Que survienne un déséquilibre de ces vibrations, et c'est la maladie. Ainsi, lorsque pour une raison ou une autre l'isolement du filament du noyau est détruit, il n'est plus possible à la cellule d'osciller, et c'est la mort.

La fièvre, phénomène encore mystérieux, si courante au cours des maladies, trouve également une explication dans la théorie de Lakhowsky, à travers l'action des microbes pathogènes. Ceux-ci, également constitués d'une seule cellule émettrice, et en contact avec les tissus de l'organisme où ils logent, provoquent ce que Lakhowsky appelle la « guerre des radiations » avec les cellules saines. En raison de la résistance opposée par le filament du noyau, celle-ci varie par suite de causes morbides, et il se produit des variations de température donnant la fièvre et l'hypothermie (on sait qu'un courant traversant un conducteur développe de la chaleur à cause de la résistance qu'il rencontre... et c'est le même phénomène qui se produirait dans le corps).

Pour Lakhowsky, les êtres vivants sont donc sensibles aux radiations extérieures. Certaines études ont montré une corrélation entre les éruptions solaires (taches solaires) et l'activité biologique, sans pouvoir l'expliquer. Partant de ces relations entre les radiations et les maladies, Lakhowsky s'est attaché au problème du cancer. Ses travaux ont montré que les terrains constitués d'argiles plastiques et de marnes peuvent favoriser le développement des cancers. Des statistiques dressées dans les années 1920, pour diverses villes françaises, anglaises, suisses et italiennes, ont montré que la proportion la plus forte de cancers était celle où le terrain était formé d'argiles, de marnes et de minerai de fer (le taux le plus élevé revenait à Nancy avec 1,95 cas pour mille habitants); alors que la plus faible était celle où le terrain était constitué de sables et de graviers (le meilleur emplacement étant celui de Genève, avec 0,5 cas pour mille habitants). La raison en est simple : les terrains conducteurs imperméables aux ondes, c'est-à-dire ceux constitués d'argiles, de dépôts carbonifères et de minerai de fer, donnent des courants intenses par suite de réflexions et de diffusions qui se créent à la surface du sol, provoquant un nouveau champ de radiations interférentes. L'eau est isolante quand elle est privée de sels (ce qui est le cas quand elle est courante ou quand elle séjourne sur des terrains sablonneux, comme à Genève); ou au contraire conductrice si elle est riche en sels (comme c'est le cas à Nancy) : elle serait ainsi cause d'une densité faible ou forte de cancers. Bien sûr, ces facteurs ne sont pas les seuls à être en cause, mais ils constitueraient, selon Lakhowsky, un terrain plus ou moins propice à l'apparition de la maladie.

Lakhowsky a transposé ses hypothèses de la théorie à la pratique. Après avoir obtenu de bons résultats sur des plantes atteintes du cancer provoqué par le Bacterium tumefaciens, et sur des animaux, il est passé aux applications cliniques dans divers hôpitaux. Dans ce but, il a fait usage de circuits oscillants, ceux?ci étant constitués d'une spire de fil métallique isolé placée autour du sujet à traiter. Ces circuits peuvent être réalisés sous forme de ceinture, de collier ou de bracelet. Le calcul de longueur d'onde et de fréquence d'un circuit oscillant est très simple. La longueur d'onde est égale au diamètre du circuit divisé par deux (soit le rayon). La fréquence est égale à la vitesse de la lumière (c) divisée par le rayon (R). Par exemple, pour un circuit oscillant de trente centimètres de diamètre:

1.    La longueur d'onde sera égale à trente centimètres (diamètre) divisés par deux, soit quinze centimètres (c'est-à-dire le rayon).

2.    La fréquence sera égale à 300 000 000 m/s (c, vitesse de la lumière arrondie) divisée par 0,15 (rayon en mètre), soit 2 GHz, c'est-à-dire 2 000 000 000 de vibrations par seconde.

Le célèbre collier Lakhowsky est un circuit oscillant ouvert, c'est-à-dire que le cercle n'est pas fermé (comme un torque gaulois). Les métaux constituants sont l'argent, le cuivre, l'étain, le fer, le nickel, l'or et le zinc.

Le principe en est fort simple : l'ensemble vibre parce qu'il crée un « plus » et un « moins » en étant ouvert (c'est aussi le principe des éclateurs, dont nous parlerons plus loin), et communique sa vibration.

La théorie de Lakhowsky voulant que la maladie soit un déséquilibre oscillatoire, le circuit en vibrant produit une onde d'une certaine longueur (égale, comme nous l'avons vu, au rayon du circuit) et d'une certaine fréquence (c/R), qui agit par effet de résonance en venant suppléer l'oscillation. L'onde engendrée correspond à une énergie vibratoire naturelle. En simplifiant à l'extrême, n'importe quel morceau de métal tordu selon le circuit de Hertz peut devenir un appareil vibratoire.

Travaillant toujours sur le cancer, Georges Lakhowsky a mis au point un appareil devant être fixé au lit du malade, et appelé par lui pour cette raison « lit-radio-cellulo-oscillateur ».

Cet appareil a deux lampes triodes placées symétriquement qui sont alimentées par du courant alternatif, tant pour la tension de la plaque que pour le chauffage des filaments. Les deux grilles sont au filament. L'accouplement est rendu variable par une rotation de l'une des spires. Les ondes produites s'étendraient sur la gamme de deux à dix mètres.

Selon le professeur Sordello Attilj, de Rome, des améliorations et même des guérisons furent obtenues sur des malades (dont des cas de cancer généralisé) de l'hôpital San Spirito de Rome, grâce aux appareils de Lakhowsky.

Georges Lakhowsky a condensé sa pensée dans ce triple principe:

1.    La vie naît de la radiation

2.    Est entretenue par la radiation

3.    Est supprimée par tout déséquilibre oscillatoire.

Avec les travaux de Lakhowsky, les ondes de forme sont passées du domaine de la magie à celui de la science.

Aujourd'hui, la recherche continue même si elle reste officieuse, et nous avons inventé le terme de < parapsychologie » (pourtant très impropre) pour ces études. Alors qu'ils restent parfois en marge de la science officielle, certains chercheurs travaillent sur cette « nouvelle » science, et permettent de lever un peu plus le voile du mystère, comme nous allons le voir en survolant brièvement certaines recherches et théories modernes.


Extrait du livre L'énergie vibratoire des ondes de forme de Jean-Paul Ronecker, aux éditions Dangles